Retraites complémentaires : pourquoi la CGT et FO ont quitté la négociation

Posté le 16 octobre 2015 par cgt56chba dans Non classé

 La CGT et Force ouvrière ont quitté la négociation peu après la remise sur table du projet que le patronat présente comme son ultime proposition.

La CGT et FO n’ont pas formellement claqué la porte puisque, aux dires de Philippe Pihet, le négociateur de Force ouvrière, c’est Claude Tendil lui-même, le chef de file de la délégation patronale, qui a annoncé que la négociation sur les retraites complémentaires était « finie » en distribuant un dernier projet d’accord à prendre ou à laisser vers 16 h 30. Mais on peut dire que contrairement aux trois autres confédérations , les centrales de Jean-Claude Mailly et Philippe Martinez ont pris l’assureur au mot.

CGT : « C’est un jour très triste »

Le geste est sans surprise pour la seconde. « Pour la CGT, l’appréciation est très claire », a déclaré Eric Aubin. «  Le projet d’accord sur la table acte de fait le report de l’âge de départ en retraite et un abaissement du niveau des pensions. Pour pouvoir toucher une retraite pleine et entière, il faudra travailler un an de plus que [pour bénéficier de la retraite de base à taux plein] et ceux qui ne sont plus en activité subiront un abattement de fait. C’est un jour très triste pour les retraités actuels et futurs », a regretté Eric Aubin.

« Le patronat propose d’échanger la disparition du régime de retraite complémentaire des cadres contre l’engagement d’ouvrir une négociation interprofessionnelle sur la notion de cadre et d’encadrement; donc on ne parle plus de statut », a ajouté Marie-Josée Kotlicki, également membre de la délégation. La secrétaire générale de l’Union des cadres CGT a regretté en outre que le projet aboutisse à « faire payer par les ouvriers une partie de la retraite complémentaire des cadres ».

Un projet « inacceptable » pour Philippe Martinez

Avec ce projet, ce sont les « salariés et les retraités » qui vont « une nouvelle fois (…) devoir payer », en contribuant « à hauteur de 5,7 milliards » quand « le patronat met 300 millions au pot », a jugé sur BFMTV Philippe Martinez. « C’est pour nous inacceptable », cela pose la question de « l’égalité de traitement », a dit le secrétaire général de la CGT.
« Ce sont toujours les mêmes qui paient -les salariés, les privés d’emploi, les retraités-, et puis toujours les mêmes qui encaissent – le patronat et le Medef », a-t-il encore dénoncé.

Répondre

D'autres nouvelles

Savoirses |
P4corneille |
Shareprof |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | sarl A.M.S
| Musée du Bâtiment
| Stopfoodwaste