Horloge biologique : les effets du travail en horaires décalés sur la santé

Posté le 20 mai 2015 par cgt56chba dans Non classé

A cause d’une horloge biologique perturbée, les personnes travaillant en horaires décalés augmentent leur risque de surpoids, d’obésité, de manque de sommeil et de somnolence excessive. Selon une nouvelle étude américaine, un sommeil suffisant pourrait aider à limiter ces risques.

Horloge biologique : les effets du travail en horaires décalés sur la santé

Depuis quelques années, de nombreuses études fleurissent au sujet des risques liés au travail en horaires décalés, et notamment de nuit. Obésité, surpoids, dépression, diabète, troubles du sommeil,… Les personnes travaillant en horaires décalés, différents du traditionnel 8h-18h, voient leur horloge biologique se dérégler et augmenter le risque de maladies métaboliques notamment.

« Les travailleurs décalés sont particulièrement exposés à des troubles du sommeil, vu que leur travail les oblige à exercer de nuit, de façon flexible, prolongée ou en rotation horaire », souligne Marjory Givens, docteure à l’Université de la Winsconsion School of Medicine and Public Health aux Etats-Unis. « Les travailleurs décalés sont plutôt des hommes, des personnes issues des minorités, des individus à faible niveau d’éducation et exercent généralement à l’hôpital, dans le secteur de la production ou dans les industries de transport maritime. »

Ces constats viennent tout droit d’une étude publiée dans la revue spécialisée Sleep Health, basée sur les données de 1 593 personnes. Celles-ci ont été soumises à des examens sanitaires, incluant un examen physique pour calculer l’indice de masse corporelle (IMC) et un entretien à domicile.

Après analyse, les données révèlent que les travailleurs décalés sont plus susceptibles d’être en situation de surpoids ou d’obésité que ceux qui ont des horaires de travail classiques (47,9% contre 34,7%). Ils souffrent davantage de troubles du sommeil tels que l’insomnie (23,6% contre 16,3%), le manque de sommeil (53% contre 42,9%) ou encore les réveils nocturnes (31,8% contre 24,4%).

Des problèmes métaboliques pouvant être atténués par un sommeil suffisant

Le Dr Givens et son équipe ont constaté que les troubles du sommeil étaient positivement associés au surpoids et à l’obésité ainsi qu’aux maladies métaboliques (diabète, cholestérol). L’association est d’autant plus forte lorsque les travailleurs décalés dorment moins de 7 heures par jour. Ainsi, si les problèmes de sommeil ne peuvent pas à eux seuls expliquer la prévalence du diabète et du surpoids chez les travailleurs en horaires décalés, ils pourraient jouer un rôle prépondérant. Dans ce sens, un sommeil suffisant et de bonne qualité pourrait aider à diminuer le risque de problème de poids et de maladie métabolique.

 

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